Cette solution s'attaque directement à la nécessité de rendre chaque école attrayante et pertinente pour sa communauté spécifique, qu'elle soit en croissance, en déclin ou stable.
Dans les zones de croissance : Il s'agit de produire des espaces d’apprentissage modernes et flexibles, dotées de technologies de pointe et de programmes spécialisés (p. ex., M-12, STIM, arts) qui non seulement répondent à la demande, mais positionnent l'école comme un pôle d'excellence.
Dans les zones rurales ou à faible densité : L'objectif est de consolider les services pour créer des écoles dynamiques et viables. Cela peut impliquer de moderniser des installations existantes pour en faire des centres communautaires offrant des services de garde, des programmes culturels et des activités parascolaires robustes, renforçant ainsi leur rôle central dans la communauté.
Pour réduire l'assimilation des élèves francophones par le système anglophone, il est crucial de neutraliser les avantages concurrentiels perçus de ce dernier.
Investissement dans les infrastructures : Il faut s'assurer que les écoles du CSDCEO disposent d'installations sportives de qualité (gymnases, terrains extérieurs), de laboratoires scientifiques modernes, de bibliothèques bien garnies et d'ateliers pour les arts et la technologie. Cet alignement est un argument décisif pour les parents qui comparent les options scolaires.
Parité des services : L'offre doit inclure des services d'appui à l'élève (orthophonie, travail social, etc.) et des programmes pour les élèves ayant des besoins particuliers qui sont, au minimum, équivalents à ceux offerts par les conseils anglophones. La perception d'un meilleur soutien est une raison majeure de transfert vers le système anglophone.
Cette initiative répond directement au problème du faible taux de couverture de 59 % et à la réalité que de nombreuses familles ayants droit n'ont pas accès à une école francophone à une distance raisonnable.
Planification proactive de nouvelles écoles : En utilisant les données démographiques, le CSDCEO doit identifier les futurs "déserts scolaires" dans les zones de développement résidentiel et travailler activement avec le ministère de l'Éducation pour acquérir des terrains et financer de nouvelles constructions avant que le besoin ne devienne critique.
Solutions de transport innovantes : Là où la construction d'une nouvelle école n'est pas immédiatement possible, des solutions de transport optimisées pourraient être explorées pour relier des quartiers non desservis à des écoles existantes ayant de la capacité d'accueil.
Partenariats et espaces alternatifs : Dans certains cas, établir des partenariats pour utiliser des espaces communautaires ou créer des campus satellites plus petits pourrait être une solution temporaire ou permanente pour assurer une présence éducative francophone.
En mettant en œuvre ce plan d'action en trois volets, le CSDCEO peut non seulement renforcer ses écoles existantes, mais aussi activement étendre son réseau pour s'assurer que chaque élève ayant droit puisse accéder à une éducation en français de haute qualité, compétitive et ancrée dans sa communauté.